Panaris (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom masculin 

XIV e siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin panaricium , altération de paronychium, du grec parônukhia , de même sens, lui-même composé à l'aide de para , « à côté de », et onux , « ongle ». Infection purulente aiguë d'un doigt, superficielle ou profonde. Le provoque des élancements très douloureux. Inciser un .


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Nom générique donné à toutes les inflammations des doigts, "Le produit des élancements très douloureux. Ouvrir un ."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 


Terme de chirurgie. Tumeur phlegmoneuse développée dans un point des doigts ou des orteils.

HISTORIQUE
    XVIème siècle
PARÉ: « Panaris est une tumeur qui se fait à l'extremité des doigts, causée.... »

ÉTYMOLOGIE
    Provenç. panarici ; catal. panadis ; espagn. panadizo ; portug. panarico ; ital. panericcio ; du lat. panaricium ; Freund pense que c'est une corruption de paronychium ; le grec, est composé de, fait, de, auprès, et, ongle.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Inflammation flegmoneuse qui vient au bout des doigts ou à la racine des ongles, et qui fait éprouver de vifs élancements. "Il a un qui lui cause une grande douleur."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. masculin 


Tumeur phlegmoneuse qui vient au bout des doigts. On en distingue de trois espèces. Le premier qui n'occupe que les tégumens, vulgairement "Mal d'aventure;" le second dont le siége est dans la gaine des tendons; et le troisième qui est entre le périoste et l'os. "Il a un qui lui cause une grande douleur".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Tumeur flegmoneuse qui vient au bout des doigts. On en distingue de trois espèces. Le premier qui n'occupe que les tégumens, vulgairement "Mal d'aventure;" le second dont le siége est dans la gaine des tendons; & le troisième qui est entre le périoste & l'os. "Il a un qui lui cause une grande douleur."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

Tumeur flegmoneûse, qui vient au bout des doigts.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. masculin 


Sorte de mal d'aventure qui vient d'ordinaire au bout des doigts. "Il a un qui luy cause une grande douleur".




Emplacement dans le dictionnaire :

panacher
panachure
panade
panader (se)
panaire
panais
panama
panaméen
panard

panasserie
panathénées
pancarpe
pancarte
panclastite
pancrace
pancréas
pancréatique
pancréatite
panda
pandectaire




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

...fer-chaud, fic, thym (verrue) furent chassés ; chassées aussi les appellations populaires comme : mal S. Antoine, mal rose, mal des ardents, trois noms de l'érysipèle ; comme mal d'aventure, pour panaris, mal S. Main, pour la gale, mal de mère, pour hystérie ; comme mal caduc, haut mal et mal S. Jean, pour épilepsie. Cependant Villars les cite encore ainsi que les noms vulgaires des instruments...


Citation n°2 de René BOYLESVE (La Leçon d'amour dans un parc)

...marquise De Chamarante tenant, chacun par une sangle, une grosse poupée, accoutrée, -mais en des proportions pantagruéliques, -à la façon de celles que l'on improvise autour d'un doigt atteint de panaris. L'aventure tourna si heureusement, en définitive, que l'on oublia aussitôt qu'elle avait touché le tragique. Châteaubedeau ne se portait pas mal sous ses bandelettes ; il riait même ; il était...


Citation n°3 de René BOYLESVE (La Leçon d'amour dans un parc)

...nous éloigner du gynécée, au contraire nous y ramène. Peut-être se souvient-on de la manière toute fortuite dont Ninon devint la maîtresse de Châteaubedeau fraîchement ligoté, emmailloté comme un panaris ? Petit à petit, le fait de presser contre elle, la nuit, et même le jour, ce gros Châteaubedeau, fut pour elle un besoin aussi impérieux que celui de boire et de manger. Elle recevait donc son...


Citation n°4 de Victor HUGO (Les Travailleurs de la mer)

...le remède est sûr. Gilliatt avait des médicaments à lui, qu'il tenait de la vieille femme morte ; il en faisait part à qui les lui demandait, et ne voulait pas recevoir d'argent. Il guérissait les panaris avec des applications d'herbes ; la liqueur d'une de ses fioles coupait la fièvre ; le chimiste de saint-Sampson, que nous appellerions pharmacien en France, pensait que c'était probablement une dé...


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